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L'édito

L’ensemble du territoire saharien qui fait 9 millions de km² est en partie désertique. Il est soumis à la dynamique de l’aridité inébranlable qui intègre les contraintes suivantes :

- Une Biodiversité endémique (flore & faune) fragilisée et qui se raréfie à vue d’œil.
- Une avancée des dépôts dunaires vers le Nord de l’Afrique et des poussières sahariennes retrouvées dans l’hémisphère nord de l’Europe.

Heureusement qu'il y a la chaîne géologique du cénomano-turonien avec ses propres régulateurs physiographiques  jouant le rôle de barrière naturelle.

L’Atlas saharien qui constitue le dernier rempart montagneux contre la désertification envahissante, lieu de passage de plusieurs populations préhistoriques, nous laisse des témoignages de gravures rupestres.
Grâce à l'ingéniosité de l'homme paléonéolithique de ces contrées, nous comprenons qu 'il y a eu là l'existence d’un règne animal s'apparentant à la faune du type savane africaine actuelle.

On peut dire aussi que ce phénomène de la désertification cyclique a débuté il y a plus de 5000 ans. A cette époque, le climat de réchauffement a commencé à perturber la biodiversité dans le Sahara.
Les messages gravurés  par l'homme de la "savane d'antan", indiquent les premiers instants de la désertification. C'est aujourd'hui un passé lointain qu'il nous est difficile d' accepter !

L'homme moderne, largement mieux outillé, est censé anticiper les dégâts dans son  propre camp écologique, mais le changement climatique aléatoire continue sans distinction de frontières.

On peut donc s'intéresser davantage à sa planète, car la force d'une désertification ne peut être l'égale de son expansion par simple inconscience ou négligence humaine.
Les signes d'un désengagement total envers son environnement ne peuvent qu'amplifier les contraintes administrées à l'évolution de la biodiversité (faune et flore) dont les forces sont intimement liées.

Qui a bien pu rendre déserte l'Ile de Pâques, aujourdhui  presque entiérement dénudée ?
C'est d'abord la destruction égoïste et aveugle de son propre environnement dans l'insouciance totale !

La faune errante et prolifique, en général signe de bonne santé de l'écosystème, doit faire l'objet d'un contrôle adéquat, et surtout du respect entier envers la réhabilitation de la biodiversité en milieu semi-désertique.
 
Malheureusement chasses et braconnages mènent les espèces rares à leur quasi-disparition comme l’ont été les autruches et gazelles endémiques au XIX ème siècle, et d'autres espèces dans la préhistoire en Afrique du Nord. Ils proliféraient et vivaient aux alentours des oasis dans l’Atlas saharien, selon les écrits de Fromentin Eugène, écrivain et peintre orientaliste de la cause humaniste « Un été dans le Sahara -1853 ».

Aujourd'hui, aucune trace d'autruche endémique, ni d'ailleurs d'animaux plus emblématiques, comme ces espèces variées d'antilopes (gazelles) du Sahara !

Les monts de l'Atlas saharien ont leur extension sur plus de 750 km, et renferment d'Ouest en Est, les villes et oasis de : Aïn Sefra,  Aflou, Laghouat, Djelfa, Boussaâda, Biskra, Tébessa. Cette longue barrière naturelle protège le Nord de l'avancée de la désertification et suscite des actions de protection et de préservation des faunes et flores de grande envergure.

La sensibilisation des populations locales et l'implication des compétences régionales, associatives et entrepreneuriales y sont primordiales, mais cela reste insuffisant sans un élan de solidarité internationale !

Prévoir une protection permanente de la biodiversité aux alentours des oasis, nécessite des infrastructures qu’il est impératif de consolider dans le cadre du développement durable.

Dons généreux, legs ou participations volontaires, feront avancer les actions et pourront mener à bien nos projets communs.

Nous attendons de votre côté cet élan participatif, qu'il soit symbolique ou autre !

Très cordialement et à bientôt.

Le Président d'afsahara
Djarnia
Gazelle Dorcas
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